Une prise en charge insuffisante pour les patients atteints d’Alzheimer

En France, 3 millions de personnes sont concernées par la maladie d’Alzheimer. Avec 850 000 patients recensés, les familles et les amis font également partie des victimes de la maladie.

C’est la 4ème cause de décès en France avec chaque année 225 000 nouveaux patients diagnostiqués. Si le gouvernement et les institutions de santé ne prennent pas de dispositions, c’est 1 275 000 personnes qui seront victimes d’Alzheimer en 2020.

La prévention, le dépistage et la prise en charge de la maladie s’organisent autour du plan maladies neuro-dégénératives proposé par le gouvernement mais en parallèle l’étude menée par Cap retraite inquiète.

L’inquiétante étude de CAP RETRAITE

CAP RETRAITE, spécialisé dans le placement en maison de retraite, a récemment réalisé une étude au niveau local qui pointe du doigt le manque de prise en charge des patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

L’étude s’est focalisée sur 5 grands types de dispositifs :

  • les lieux de diagnostic,
  • les lieux d’information ou de coordination gérontologique,
  • les accueils de jour,
  • les structures d’hébergement,
  • les dispositifs d’aide aux aidants familiaux.

Des régions favorisées

Publiée le 5 mai 2015, l’étude révèle que certaines régions offrent des structures de dépistage plus efficaces comme la région Nord, les Bouches-du-Rhône et Paris avec 30 % de patients diagnostiqués contre 15 % pour la Creuse ou le Gers.

Aujourd’hui, 500 000 personnes ignorent qu’elles ont la maladie d’Alzheimer.

Médecin traitant et entourage : soyez attentifs !

Même si le plan Alzheimer 2008-2012 a permis la création de plus de 400 centres de consultation mémoire et 252 maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades Alzheimer (MAIA), le rôle du médecin généraliste reste primordial.

Enfin, l’entourage doit rester attentif aux premiers signes de la maladie d’Alzheimer.

1 malade sur 2 ignore qu’il est atteint par la maladie d’Alzheimer.

Un manque de places dans les établissements spécialisés

L’étude montre que si l’ensemble des malades estimés était diagnostiqués et pris en charge, il faudrait créer 20 fois plus de places en Equipe Spécialisée Alzheimer (ESA), pour atteindre près de 105 000 places et 10 fois plus en accueil de jour. Pour les patients en stade avancé, c’est plus de 130 000 places qu’il faut créer.

Actuellement en ESA, c’est 4,4 places en moyenne au sein de ces équipes pour 100 malades estimés et en accueil de jour, 7,3 places pour 100 malades estimés.

Développer les Pôles spécialisés

Les Pôles d’activités et de soins adaptés (PASA) proposent des exercices qui sont essentiels pour ralentir la progression de la maladie. Malheureusement, seul un EHPAD sur six dispose de ce pôle, il faudrait en créer plus de 6000 pour pouvoir les proposer dans tous les EHPAD.

En outre, le manque de lits et de services spécialisés, l’aide aux aidants devraient être renforcer. 30 % des aidants meurent avant leur patient malade.

Un nouveau plan d’action pour les années à venir

Les prochaines années s’annoncent difficiles, les prévisions montrent qu’en 2020 1 français sur 4 de plus de 65 ans sera touché par la maladie.

Le plan maladies neuro-dégénératives 2014-2019 porté par Marisol Touraine, Geneviève Fioraso, Laurence Rossignol reprend la suite du Plan Alzheimer 2008 – 2012.

Le but de cplan 2014 2019e nouveau plan est d’améliorer la prise en charge mais aussi prévenir les maladies neuro dégénératives comme Parkinson, la sclérose en plaques et Alzheimer.

Les 4 grands axes proposés sont :

  • Améliorer la prise en charge des patients,
  • Améliorer le diagnostic,
  • Assurer la qualité de vie des malades et celle des aidants,
  • Développer et coordonner la recherche.

 

On note dans les mesures proposées, la poursuite de l‟effort engagé pour développer les Unités cognitivo-comportementales (UCC) et mieux les intégrer dans la chaîne du soin. Une grande partie des actions consistera à améliorer les évolutions en matière de recherches mais surtout permettre l’amélioration des dispositifs comme l’hospitalisation et l’accompagnement à domicile.

Le gouvernement espère que ce plan d’action apportera des solutions concrètes de dépistage, de prise en charge et de suivi.

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