Gérer son alimentation en vieillissant

Adopter une hygiène de vie, notamment en termes d’alimentation, ce n’est jamais facile, quel que soit l’âge. Mais il devient, en vieillissant, de plus en plus important de surveiller son régime alimentaire et de l’adapter. Les personnes âgées n’ont plus les mêmes besoins nutritionnels.

L’alimentation lorsqu’on est senior

Les personnes âgées ont globalement des besoins nutritionnels équivalents à ceux des adultes plus jeunes, mais pour certains aliments, ils sont supérieurs. Les besoins dépendent bien sur des personnes, de leur métabolisme, de leur activité mais aussi de leurs éventuelles maladies ou carences.

Prévenir l’ostéoporose

L’un des principaux changements qui s’opère avec l’âge, c’est la fragilité des os. L’ostéoporose fait partie des maladies fréquentes chez les personnes âgées, notamment les femmes, qui est très souvent causes de fractures. Les os, avec l’âge, se fragilisent et perde de leur masse osseuse. Ils peuvent donc se casser plus facilement, après une chute, et parfois même (très rarement) de manière spontanée.
C’est notamment la vitamine D et le calcium qui agissent sur la solidité des os, les apports doivent donc être suffisant. Cependant, chez les personnes âgées, la métabolisation de la vitamine D est moins efficace, il convient donc de privilégier des aliments plus riches en vitamine D, ou bien opter pour des compléments alimentaires.

besoins alimentaires seniors

La viande chez les personnes âgées

La viande fait partie des aliments dont les seniors ont particulièrement besoin. Ce besoin nutritionnel est bien souvent supérieur à celui des adultes. En effet, il est recommandé pour les personnes âgées de consommer de la viande qui leur apporte des protéines animales, mais surtout du zinc et du sélénium qui sont indispensables pour bien vieillir.
Passé un certain âge, au alentour de 50 ans, un phénomène nouveau se produit dans l’organisme. La sarcopénie, vulgairement appelée la fonte musculaire, est une évolution physiologique naturelle qui entraine la diminution de la masse musculaire. Afin de la prévenir, l’activité sportive régulière est recommandée ; elle permet d’une manière générale d’apporter une meilleure hygiène de vie, un meilleur état de santé en prévenant risques cardio-vasculaire ou autres problèmes de santé.

La consommation de viande est conseillée pour ralentir cette sarcopénie, l’apport journalier en viande doit être similaire à celui des adultes, voire plus important en cas de certaines maladie. Viande, œufs, poissons doivent accompagner le régime alimentaire des personnes âgées, de une à deux fois par jour. Les besoins en protéines augmenteraient jusqu’à 20% avec l’âge.

La cuisson de la viande : cruciale pour les personnes âgées

Selon une récente étude de l’Inra (Institut national de la Recherche Agronomique), la vitesse de digestion de la viande est modifiée en fonction de la préparation. En effet, l’étude montre qu’une cuisson à faible température, par exemple 70°Celsius, les protéines sont mieux assimilées par l’organisme.
Les chercheurs de l’Inra estiment que cette découverte permettra de lutter contre la sarcopénie en apportant une plus grande dose de protéine sans augmenter pour autant la quantité de viande.

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Le mode de préparation des produits carnés

La façon de préparer la viande a un impact sur les apports nutritionnels. Ont distinguent plusieurs catégories de préparation. Nous avons par exemple le traitement mécanique, c’est-à-dire le hachage de la viande. Le traitement chimique correspond simplement à faire mariner la viande ou préparer une saumure. Enfin, le traitement thermique, c’est la cuisson, saignant, à point…
La vitesse de digestion et l’assimilation des protéines et autres nutriments diffèrent selon ces « traitements ». L’étude menée par l’Inra met en évidence ces changements notamment par rapport à la cuisson. Une viande cuite à point (70°Celsius) permet une plus grande vitesse de digestion, car les hautes températures de cuisson (140°C pour les viandes grillées) ralentissent l’action des enzymes digestives en masquant les « récepteurs » sur lesquels elles agissent.

Les études restent à poursuivre puisque pour celle-ci par exemple, par soucis de praticité, le rôle de la mastication a volontairement était écarté. Or, on sait que la mastication joue un rôle très important dans la digestion. Des prochaines études vont donc être menées pour compléter les résultats obtenus.

 

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